Premières semaines chez Brookside Artist Management

Publié le par PITOIS Xavier

Premières semaines chez Brookside Artist Management

Il n’y a pourtant que 7 heures d’avions entre Paris et New York, cependant les différences entre nos deux sociétés sont une des premières choses que l’on peut observer, et plus particulièrement dans un environnement professionnel nouveau et différent.

Surtout dans le domaine dans lequel j’ai décidé d’effectuer mon stage : The Entertainment Industry, que l’on pourrait traduire en français par le monde du divertissement. Mais en France, ce secteur est mal considéré car peu connut et que l’on englobe sous le terme de divertissement tout et n’importe quoi.

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« The entertainment »

Il regroupe aux Etats-Unis le monde de la télévision (séries, films, publicités, documentaires) du cinéma, de la radio et du théâtre.

Quant à mon entreprise, elle représente ses différents clients (acteurs et comédiens) dans les films, à la télévision et au théâtre. En effet, ils ne s’occupent pas volontairement du secteur des publicités et de la radio car moins valorisant/intéressant pour les clients.







Concrètement:

Nous gérons, organisons et développons la vie professionnelle (et parfois personnelle) de nos clients.

Les tâches sont très diverses. Elles vont de la réception des différentes propositions de contrats (nouveau film, nouvelle série, nouvelle pièce) à la lecture des scripts, à la prise de rendez-vous pour les castings, au suivit de leurs interviews et passages à la télévision, ainsi que la gestion de leurs emplois du temps et des différentes promotions de leurs projets, mais aussi gérer et trier le courrier des fans.


L'agence:

Elle est située au 250 West 57th Street au 23ème étage suite 2303, vue sur les buildings et Central Park.(Voir photos)

 

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Brookside Artist Management est une agence importante et très reconnue dans le milieu, mais avec seulement un effectif de 3 employés ainsi que de stagiaires.

A la tête de cette agence, la créatrice de celle-ci, Emily Gerson Saines toujours entre Los Angeles et New York. Deux managers : Laura Wilkinson et Eric Bewans. Un assistant manager, Antony Merkel, mon maître de stage.

 

 


Disparités France/Etats-Unis:

Le mode et la culture de travail des américains n’est pas du tout le même que celui mis en place en France.

Aux Etats-Unis la logique d’entreprise est fonctionnelle et instrumentale alors qu’en France, elle est personnelle.

Il s’agit pour les Américains d’utiliser l’entreprise comme le moyen d’arriver à accomplir les différentes tâches et d’atteindre leurs objectifs. Il y a dans cette entreprise, beaucoup plus que je n’ai pu le voir en France, une vraie dynamique de groupe et d’entraide qui s’oppose à la classique idée du « self made » américain.

Il y a plus qu’en France une vraie hiérarchisation des problèmes. Il m’est arrivé en effet d’arrêter tout d’un coup une tâche pour une nouvelle, mais considérée comme plus importante.

Chez Brookside, le Blackberry et l’iphone sont leurs armes. Souvent dotés de deux portables, ils doivent être joignables à n’importe quel moment de la journée. Le téléphone ne s’arrête pas de retentir du matin au soir. Et l’ordinateur est aussi essentiel pour communiquer. Un réseau intra-entreprise est installé pour une communication et un échange des informations efficace.

P1010393Autre disparité que j’ai pu relever : les relations qu’entretiennent les acteurs de l’agence entre eux.

Les Américains sont tous très polis et éduqués et cela est très appréciable lorsque l’on arrive de France. Ils peuvent arriver le matin sans s’arrêter pour dire bonjour (à ne pas prendre mal) mais venir deux heures après pour le dire et discuter de choses plus ou moins sérieuses pendant un bon bout de temps!

Toutes les interjections sont accompagnées d’un «s’il te plaît » et d’un « merci ». Ils travaillent toujours dans le sourire et la décontraction. Ils sont par exemple très flexibles avec les heures d’arrivées et de départs tant que le travail demandé est fait.

J’ai pu remarquer qu’ils s’échangeaient des informations sur leurs vies très personnelles (argent, famille, vie personnelle) mais qu’ils ne se voyaient pas hors du contexte professionnel.

Autre contraste professionnel que j’ai vécu, le concept de pause. Les français sont très attachés à la pause. Pour manger, pour prendre un café, ou pour fumer une cigarette.

Dans l’agence, ils mangent tous à l’agence et sortent acheter un café pour revenir le boire au bureau. Tout le nécessaire y est présent pour manger. Une cuisine complète est installée.

Je vais donc entamer ma troisième semaine de stage avec plaisir et intérêt tout en étant très curieux d’en apprendre plus sur le management américain et découvrir le quotidien de métiers qui m’ont l’air passionnant.

 

 

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